Lè accusés

Lè accusés
Voici le premier dè 4 accusé : Marc Dutroux
Coupable de l'enlèvement de Julie, Mélissa, An, Sabine et Laetitia, de l'assassinat de Weinstein, An, Eefje, de la séquestration de Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia, du viol des s½urs Manckova, Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia.
Condamné à la réclusion à perpétuité .

# Posté le mardi 20 juin 2006 16:37

2 ème accusé

2 ème accusé
2 ème accusé : Michelle Martin

Co-auteur de la séquestration de Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia, du viol de Yancka Manckova et membre d'une association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements.
Condamnée à 30 années de prison.

# Posté le mardi 20 juin 2006 16:40

3 ème accusé

3 ème accusé
3 ème accusé : Michel Lelièvre

Co-auteur de la séquestration de An, Eefje, Sabine et Laetitia, de l'enlèvement de An, Sabine et Laetitia, de trafic d'ecstasy et membre d'une association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements.
Condamné à 25 années de prison.

# Posté le mardi 20 juin 2006 16:40

dernier accusé

dernier accusé
Dernier accusé : Michel Nihoul
Coupable d'être le chef d'une association de malfaiteurs impliquée dans le trafic de drogue ou de traite d'êtres humains.
Non coupable de l'enlèvement et la séquestration de Laetitia.
Condamné à 5 années de prison

Attention, il a été libéré ce vendredi 28 avril.

# Posté le mardi 20 juin 2006 16:41

lè paren Russo ac le début d'1 interview

lè paren Russo ac le début d'1 interview
Le procès Dutroux : Carine et Gino Russo, sept ans après la disparition de Mélissa
Annemie Bulté -Humo 04.06.02
Il y a quelques années, les parents de Julie et Mélissa semblaient encore inséparables, mais aujourd'hui ils ne se voient quasi plus. Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, est fort pris par son emploi à Child Focus. Sa femme Louisa s'est tout à fait retirée de la vie publique. Et Carine et Gino Russo tiennent l'asbl Julie et Mélissa.
Carine Russo :
"Il m'arrive de rencontrer Louisa au GB, puisque nous habitons le même quartier. Parfois nous nous rencontrons au cimetière... Nous prenons alors des nouvelles l'une de l'autre, comment ça va à la maison, les enfants, mais nous ne parlons jamais de "l'affaire". Il y a une certaine gêne. Nous portons un regard différent sur le dossier. Louisa pense : "Tout ce que je sais, c'est que nous avons perdu notre fille." Tandis que moi j'ai toujours voulu savoir ce qui était arrivé à nos filles. Cela rend la discussion difficile. Nous nous sommes éloignés quand Jean-Denis Lejeune a commencé à travailler chez Child Focus. Nous ne pouvions bien sûr pas l'en empêcher, mais nous redoutions déjà que ce cela sème la discorde entre nous Jean-Denis ne le voyait pas de la même manière à l'époque, mais c'est ce qui s'est produit. C'est très dommage." D'autres parents d'enfants assassinés et disparus continuent seuls. Paul Marchal, le père d'An, a cessé de faire de la politique et donne à nouveau cours. De même, Nabella Benaïssa, qui imposa le calme à une foule en colère, s'est retirée et poursuit ses études. Marie?Noëlle Bouzet, la maman d'Elisabeth Brichet, qui organisa la marche blanche en 1996, vient de déménager au Canada et ne veut plus rien avoir à faire avec la Belgique. Et la semaine dernière, les Russo d'abord, les Lejeune ensuite, firent savoir qu'ils ne participeraient pas au procès Dutroux. Paul Marchal, lui, y assistera, parce qu'il estime que quelqu'un doit y être pour les enfants. "Mais que nous ne participions pas au procès ne signifie pas que nous abandonnons nos enfants" dit Carine Russo. "Bien au contraire, ce serait trahir notre fille que de participer à une telle pièce de théâtre."
Nous sommes avec Carine Russo dans les locaux de l'asbl Julie et Mélissa à Jemeppe-sur-Meuse, dans la banlieue liégeoise. Gino Russo nous rejoindra après son travail.
Humo :
Cette image de tous les parents, la main dans la main, au lendemain de la découverte du corps de Loubna Benaïssa, a-t-elle vraiment été le reflet de votre solidarité, ou bien a-t-elle toujours été un mythe ?
Carine :
"Cela a certainement existé. Beaucoup de personnes ont encore en tête cette image des "parents", mais c'est une image du passé. Les parents n'ont plus de contacts entre eux. Cela ne signifie pas que nous nous oublions mutuellement : nous sommes présents dans nos pensées. Je pense souvent aux familles de Sabine et Laetitia, aux parents de An et Eefje, à ceux de Liam, aux Benaïssa... Ils font partie de l'épisode le plus important de notre vie. Et je suis sûre qu'eux aussi pensent encore à nous. Il reste une mère avec laquelle j'ai des contacts réguliers par téléphone : Marie-Noëlle Bouzet, la maman d'Elisabeth Brichet."
Humo :
Madame Bouzet ne veut plus rien avoir à faire avec la Belgique. Est-ce à cause de la disparition non-élucidée de sa fille ?
Carine :
"Oui. Elle ne supportait plus la mentalité en Belgique. La recherche de sa fille a été le même calvaire que le nôtre. Elle a vendu sa maison et tout ce qu'elle possédait et est partie au Canada. Elle voulait se sentir à nouveau libre, elle voulait se retrouver."
Humo :
Libre ?
Carine :
"Vous savez, nous sommes tous coincés dans ce rôle de "parents d'enfants assassinés et disparus." On ne le ressent que quand on est à l'étranger : un poids énorme vous tombe des épaules, on arrive à se reposer. Vous êtes enfin des gens normaux, vous ne ressentez plus ces perpétuels regards sur vous. Mais dès que vous reposez le pied en Belgique, la tension revient : le regard des autres, les attentes, le mépris parfois."
Humo :
Vous ressentez cela encore si fort après toutes ces années ?
Carine :
"Oui. Parfois, quand nous entrons dans un restaurant, je sens qui nous avons "dérangé" pendant toutes ces années, et qui est bienveillant à notre égard - rien qu'à la façon dont les gens nous regardent. Certains viennent vers nous très spontanément "Nous pensons encore toujours à vous et à vos filles..." Nous faisons partie d'un petit bout de l'histoire de Belgique, et ils nous font savoir ainsi que notre histoire est aussi un peu la leur. Ils nous considèrent comme une partie de leur vie. Cela fait beaucoup de bien de voir qu'après toutes ces années, ce soutien n'a toujours pas faibli. D'autres baissent les yeux quand ils nous voient entrer et font tout pour éviter notre regard, même s'ils passent toute une soirée à une table à côté de nous. Que se passe-t-il dans ces têtes ? Peut-être ne savent-ils pas quelle attitude adopter. Nous essuyons aussi des regards d'acier de la part de gens pour qui nous sommes "des déchets encombrants". Ils ont des regards méprisants, peut-être parce que nous les avons dérangés d'une manière ou d'une autre : dans leur position sociale ou dans leur mentalité..."
Humo :
Vous avez été pendant longtemps la terreur des politiciens belges. Vous n'hésitiez pas à les désigner d'un doigt accusateur. Comment réagissent-ils quand vous les rencontrez ?
Carine :
"Ils sont tous "politiquement corrects" : ils viennent nous serrer la main, nous demandent de nos nouvelles, si nous travaillons à nouveau... surtout des choses qui n'ont rien à voir avec le dossier. Mais dès que, fut-ce par une demi phrase, nous faisons allusion à "l'affaire", ils sont tout à coup très pressés. Ils regardent leur montre et doivent partir de toute urgence."

# Posté le mardi 20 juin 2006 16:43